Logo de Firefox,
navigateur web libre Libre de droits, pardi!
Explications : en règle générale, lorsque vous désirez installer un programme, un « petit » contrat apparaît. Ce dernier, écrit en d'obscures termes juridiques que personne ne comprend vraiment, définit quels sont vos droits sur ce logiciel (l'installer, l'utiliser, le copier, etc.) et quels sont ceux de l'auteur (récupérer des données à des fins statistiques, commerciales, etc.). On appelle ce contrat une
licence.
Cette licence est très importante car sans elle vous enfreindriez le
droit d'auteur en utilisant ou en copiant le logiciel.
En France comme en Belgique, le droit d'auteur s'applique dés la création d'une œuvre. Il permet de protéger son auteur du
plagiat et des contrefaçons jusqu'à
70 ans après sa mort. Cependant, avec l'avènement de l'informatique et d'Internet, le droit d'auteur est devenu un frein à la création et à l'échange de fichiers. Dans un monde où tout est copie, il peut-être intéressant, pour des raisons qui seront détaillées plus bas, d'autoriser la diffusion et la modification de son œuvre. La licence peut donc permettre à l'auteur de définir quels sont les droits qu'il désire abandonner au profil de l'utilisateur.
Les quatre libertés du logiciel
Il existe donc deux catégories de licence : celle des
logiciels privateurs, qui vous prive de certains de vos droits, et celle des
logiciels libres, qui libère le logiciel de certains droits qu'en avait son propriétaire.
Richard Stallman, fondateur de la
FSF et du projet
GNU, définit les logiciels libres ainsi :
Citation : Richard Stallman
"Je puis expliquer la base philosophique du logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. Liberté, parce que les utilisateurs sont libres. Égalité, parce qu'ils disposent tous des mêmes libertés. Fraternité, parce que nous encourageons chacun à coopérer dans la communauté."
Plus formellement, pour qu'un logiciel soit considéré comme libre, il doit posséder
4 libertés fondamentales :
- La liberté d'exécuter le programme,
- La liberté d'étudier et de modifier le programme,
- La liberté de redistribuer (gratuitement ou non) des copies du programme,
- La liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public,
Vous pouvez donc les utiliser, les partager mais aussi les modifier et donc les améliorer comme bon vous semble.
Ah, voilà qui devient intéressant! Car si n'importe qui peut les améliorer, cela signifie que ces logiciels sont faits par des utilisateurs, pour des utilisateurs, ils sont donc adaptés à leurs besoins. Ensuite, si on peut les modifier, c'est qu'on a accès à leur code source (ce qui est assez rare pour les autres logiciels) et donc qu'on peut voir ce qui se cache derrière…
Le code source? Kezako? 
Dans la plupart des cas, il existe deux types de codes en informatique : le
code source, écrit par l'humain dans un langage de programmation (PHP, C++, Java, etc.), et le
code objet qui est en fait la traduction du code source en langage machine. La traduction se fait grâce à un compilateur, un logiciel installé par défaut dans l'ordinateur.
Ce qu'il faut donc retenir, c'est qu'un code objet est souvent indispensable pour exécuter le programme même s'il reste totalement illisible pour un humain (puisqu'il est compilé en des suites immondes de 0 et de 1). En revanche, le code source est nécessaire si l'on souhaite étudier ou modifier le programme, mais il ne peut être rendu accessible que par son auteur.
Cependant, un logiciel peut très bien avoir son code source ouvert (
open source) tout en étant non-libre (par ex. si vous n'avez pas le droit, juridiquement, de le modifier). En outre, logiciel libre ne veut pas forcément dire gratuit (même si en anglais "free" veut dire libre ou gratuit selon le contexte). Il existe donc des logiciels libres payants (tout comme il existe des logiciels non-libres gratuits

).
Le code des logiciels privateurs est donc généralement inaccessible, tant au niveau technique (car illisible pour un humain) que juridique (par ex. les brevets logiciels ou plus généralement les droits d'auteur). Cela signifie qu'il est presque impossible de savoir ce que fait exactement ce logiciel et s'il n'envoie pas des informations personnelles de l'utilisateur au propriétaire.
Pour vous aider à comprendre, on pourrait comparer le logiciel libre à la
cuisine :
"Imaginez que vous vous trouviez dans un restaurant et que vous mangiez un excellent repas. Peut-être aurez-vous l’envie de le cuisiner le lendemain chez vous pour vos amis ? C’est impossible, car vous n’avez pas la recette du plat (le code source). Vous pouvez toujours le manger dans le restaurant, mais même si vous connaissez le goût, vous ne savez pas comment le reproduire.
En informatique, c’est la même chose avec un logiciel. La plupart des logiciels sont distribués sans leur recette, et il est interdit d’essayer de comprendre leur fonctionnement (on parle dans ce cas d’un logiciel privateur). Il est interdit de les partager avec vos amis, et il est interdit d’essayer de les modifier pour les adapter à vos besoins. Avec un logiciel libre et ses 4 libertés, vous avez en revanche le plat, la recette, le droit de redistribuer (ou de vendre) le plat, la recette, et même de la modifier."
Et la sécurité dans tout ça?
On aurait plutôt tendance à se dire qu'un logiciel libre, avec son code source accessible aux yeux de tous, serait plus exposé aux attaques des pirates et autres flibustiers de l'informatique qu'un autre logiciel. Et pourtant, les faits sont là : les logiciels libres ne souffrent pas plus que les autres de ces failles. Certains font même de la sécurité un argument contre leurs adversaires.
On trouve l'explication de ce curieux phénomène dans la
rapidité de corrections des failles de sécurité. En effet, là où un groupe d'expert est chargé de trouver les failles pour un logiciel privateur, les logiciels libres ont à leur disposition toute une communauté de développeurs et d'utilisateurs prêts à repérer le moindre petit bug. En fait, on pourrait comparer ce phénomène avec l'encyclopédie libre
Wikipédia : alors qu'on s'attendrait à ce que les articles soient truffés d'erreurs (volontaires ou non), ceux-ci restent de qualité. Ceci est rendu possible grâce à la communauté de Wikipédia qui relit, corrige et vérifie en permanence les articles et leurs sources.
Du côté des logiciels privateurs, le code source étant gardé secret, l'utilisateur doit faire preuve d'une
confiance aveugle puisqu'il n'a aucun moyen de savoir ce qu'on fait de ses
données personnelles. De plus, les matériels avec des pilotes non-libres (ces petits logiciels qui permettent à l'ordinateur de commander le matériel) posent un sérieux problème de
compatibilité. Alors qu'en face, les logiciels libres réutilisent et améliorent des bibliothèques de fonctions de plus en plus grandes.
Mais… Je sais pas programmer, moi.
C'est quoi l'intérêt?
Eh bien, sachez que les logiciels libres créent des
communautés autour d'eux. En effet, les logiciels étant modifiables, des programmeurs de toutes sortes se réunissent pour discuter des améliorations qui doivent encore être apportées. Ensuite, des utilisateurs peuvent intervenir pour suggérer des améliorations ou pour signaler des bugs, mais ils peuvent aussi proposer des
traductions dans leur langue (ou parfois même dans leur dialecte!). Enfin, d'autres peuvent aussi aider à la conception du
manuel d'aide, ou encore faire la promotion du logiciel, les graphismes, etc. Il est aussi possible de soutenir vos logiciels préférés en leur faisant des
dons.
Bref, on peut participer à un projet libre
sans connaître le moindre langage de programmation.
Quelques exemples
À présent, je vous propose une petite liste de logiciels libres, car je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont partout (
en fait si 
), mais il y en a de plus en plus qui se font connaître, comme :
Conclusion
Pour terminer, voici une vidéo
2 sympa qui résume assez bien ce chapitre :
Liens